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« Où en suis-je ? »
Asseyez-vous, le dos droit, sans raideur. Sentez le contact entre votre corps et ce qui vous porte, la chaise, le sol, la terre.
Prenez une respiration un peu plus longue que d'habitude. Puis une deuxième. À la troisième, laissez l'expiration se faire plus lente que l'inspiration.
Rien ne vous presse, dans cet instant précis. Ce qui agite d'ordinaire l'esprit peut, pour quelques secondes, se poser, comme une eau trouble qui, immobile, retrouve sa clarté.
Maintenant que vous êtes ancré·e dans le calme, découvrons ensemble ce qui, en vous, cherche à se stabiliser.
Le test, Doshas et stress
Chaque constitution réagit différemment sous pression : Vata s'inquiète et se disperse, Pitta s'enflamme et devient cassant, Kapha se referme et s'immobilise. Ce test explore comment votre constitution répond au stress.
Comprendre
« Qu'est-ce qui se joue ? »
Pourquoi travailler sur les émotions ?
Pouvoir transformer ses émotions est essentiel : il y a là une question de stabilité et de clarté. Dans le yoga, on s'identifie à ses émotions à partir de l'attachement et de l'aversion envers ce qui les provoque : c'est ce que l'on appelle les Kleshas, une manière de nourrir la souffrance. L'Ayurvéda porte, elle aussi, une connaissance de la psychologie, et de la façon d'agir avec l'esprit et les émotions d'une manière saine et bénéfique, pour sortir de ce cycle qui crée les émotions de façon destructrice et engendre la souffrance.
Comment le yoga et l'Ayurvéda y répondent ?
Cela commence par se reconnaître soi-même, reconnaître l'émotion et sa nature, et les sensations corporelles qu'elle active : c'est aussi ce qui se joue dans l'empreinte que laissent certains événements sur notre système nerveux. Le yoga propose la méditation pour observer l'esprit et son contenu, les vritti, et comprendre que ce ne sont que des mouvements qui viennent, restent, puis partent. L'Ayurvéda, de son côté, nous offre une compréhension de notre constitution et de nos tendances : à quelle émotion sommes-nous le plus identifiés ? Une personne peut, par exemple, être identifiée à ses peurs : l'enjeu est d'accepter que cela fait partie d'elle, sans s'y identifier trop.
La psychologie de l'Ayurvéda, comme le yoga, nous offre ainsi un espace : ne pas éviter l'expérience, mais l'expérimenter pleinement, sans s'y identifier. Se laisser traverser, et conquérir ce processus, sans se perdre, sans éviter de ressentir. Dans le yoga, nous développons une perception, une conscience, qui nous ouvre à l'expérience sans nous y engloutir ni nous y identifier, ce qui rejoint directement la question de l'intégrité et de l'alignement.
Ce qui se joue, en somme : s'ouvrir à ce qui vient, tout en stabilisant notre vrai soi, pour traverser l'expérience des émotions depuis un esprit clair, et comprendre la nature même de nos émotions.
Quoi, concrètement ?
C'est ce qui permet de faire face au stress, à l'éco-anxiété, aux situations de crise, voir notamment le lien entre émotions et décisions, mais aussi d'utiliser ses émotions et un état d'esprit stable comme ressources pour être créatif, et pour nourrir des relations interpersonnelles positives et constructives.
Pratiquer
« Que puis-je faire maintenant ? »
Trembler, s'ébrouer, se poser
Debout, laissez les genoux fléchir légèrement et le corps se mettre à trembler, sans le forcer, comme un animal qui évacue une tension. Sautillez, ébrouez-vous, secouez les mains, les épaules. Poussez un ou deux rugissements si l'envie vient (le lion). Puis, d'un coup, arrêtez tout et restez immobile, debout ou assis, pour sentir le calme qui suit naturellement la décharge. 2 à 3 minutes.
Cohérence cardiaque
Asseyez-vous confortablement, dos droit. Inspirez par le nez en comptant cinq secondes, en laissant le ventre se gonfler, puis expirez en comptant cinq secondes, sans pause entre les deux. Maintenez ce rythme régulier (6 respirations par minute) pendant cinq minutes. Cette respiration synchronise le rythme cardiaque et active en quelques minutes le système nerveux parasympathique, celui du calme. Pratiquée trois fois par jour (matin, milieu de journée, soir), son effet apaisant se prolonge bien au-delà des cinq minutes de pratique.
Pour aller plus loin
Rayonner
« Qu'est-ce que j'en fais dans ma vie et avec les autres ? »