Stabilité · Comprendre

Système sympathique, système parasympathique

L'autorégulation ne s'apprend pas seule : elle se construit, souvent au contact d'un adulte capable de transmettre son propre calme. Quand ce n'est pas le cas, ou quand la vie sollicite trop longtemps notre vigilance, le système nerveux peut rester bloqué en état d'alerte. Comment le yoga et l'Ayurveda nous aident-ils alors à basculer entre tension et détente, entre activation du système sympathique et du système parasympathique ?

L'Ayurveda et le yoga sont particulièrement adaptés pour apaiser non seulement le rythme cardiaque, mais aussi le système nerveux dans son ensemble : les deux sont interdépendants. Il s'agit de ramener le corps et l'esprit dans un état parasympathique, l'état où l'on se régénère, où l'on respire suffisamment pour se recharger, rester calme et avoir l'esprit clair.

Presque toutes les techniques de yoga contribuent à cela, mais certaines sont plus puissantes que d'autres. Le yoga ne travaille pas seulement le calme : il entraîne aussi le système sympathique, car les deux branches du système nerveux ne peuvent pas être déconnectées l'une de l'autre. Certaines approches, en pranayama comme en asanas, sont plutôt stimulantes, réveillantes : elles correspondent à l'activation du système sympathique. Les postures et respirations équilibrantes entre les deux systèmes amènent une cohérence cardiaque. Les pratiques calmantes correspondent à l'activation du système parasympathique : par exemple, les respirations où l'on prolonge l'expiration, et les postures assises, allongées, tranquilles et passives, comme dans le Yin Yoga ou toutes les flexions vers l'avant.

Le nerf vague joue ici un rôle central : c'est le nerf le plus long du système parasympathique, celui qui, une fois activé, ramène le cœur au calme, dilate les vaisseaux, relâche les muscles. Et la bonne nouvelle, c'est que nous pouvons l'activer volontairement, par la seule respiration : ralentir l'expiration, l'allonger un peu plus que l'inspiration, quelques minutes par jour, suffit à envoyer un signal clair au corps entier, celui d'un retour possible vers la sécurité et le calme. Comme la respiration, comme le chant, ou le contact de l'eau froide sur le visage, c'est une compétence qui se cultive, respiration après respiration, à la portée de quiconque possède un système nerveux, c'est-à-dire de tout le monde.

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